Les meilleures plantes dépolluantes pour la maison, ce qui marche vraiment
Spathiphyllum, sansevière, chlorophytum : tour d'horizon des plantes qui assainissent vraiment l'air intérieur, sans marketing.
Sommaire 10
- 01 Pour la chambre, sansevière en tête
- 02 Le spathiphyllum, le plus polyvalent
- 03 Le chlorophytum, la valeur sûre
- 04 Le pothos, partout
- 05 Le ficus elastica, l'imposant
- 06 L'aloe vera, la double casquette
- 07 Le palmier areca, la jungle dans le salon
- 08 Combien en faut-il pour sentir une différence
- 09 Les limites à connaître
- 10 Faire son propre mix
L'idée que quelques plantes dans le salon transforment l'air en air de montagne vient d'une étude de la NASA des années 80, sortie dans un contexte très particulier (chambre fermée d'un mètre cube en laboratoire). En conditions réelles, l'effet est plus modeste, mais réel : les plantes améliorent vraiment l'air intérieur, surtout en captant certains COV, en augmentant un peu l'humidité de l'air et en réduisant le stress perçu.
Voici sept plantes qui assument vraiment ce rôle, par usage.
Pour la chambre, sansevière en tête
Le métabolisme CAM de la sansevière (Dracaena trifasciata), qui ouvre ses stomates la nuit, la rend très économe en eau. Elle fait aussi partie des plantes testées sur le formaldéhyde et le benzène des peintures et des meubles neufs, avec l'effet modeste évoqué plus haut.
Bonus : presque indestructible. Tolère la pénombre, oublis d'arrosage, air sec.
Le spathiphyllum, le plus polyvalent
Le Spathiphyllum wallisii, ou fleur de lune, capte un large éventail de COV : ammoniac, benzène, formaldéhyde, trichloréthylène. Il aime la lumière indirecte et l'humidité, parfait pour une salle de bain.
Toxique pour les chats si ingéré. À placer en hauteur si vous en avez.
Le chlorophytum, la valeur sûre
Le Chlorophytum comosum, ou plante araignée, est l'un des champions toutes catégories pour absorber le formaldéhyde. Très tolérante à la lumière variable, elle prolifère et se bouture en quelques semaines.
Idéale dans une cuisine ouverte ou près d'une zone de cuisson, où le formaldéhyde monte le plus.
Le pothos, partout
Le Epipremnum aureum absorbe les vapeurs de monoxyde de carbone et le benzène. Il pousse partout, même dans les coins sombres, et tolère tous les types d'arrosage. Idéal pour qui débute et veut améliorer son intérieur.
Le ficus elastica, l'imposant
Pour un grand salon, le Ficus elastica est efficace contre le formaldéhyde. Ses grandes feuilles brillantes captent les particules en suspension.
À nettoyer une fois par mois avec un chiffon humide pour conserver son efficacité (les particules adhèrent à la cire des feuilles).
L'aloe vera, la double casquette
Plante médicinale et plante dépolluante. L'aloe vera absorbe le formaldéhyde et le benzène, et son gel s'utilise pour les petites brûlures et les coups de soleil.
Comme la plupart des succulentes, elle veut peu d'eau et une lumière vive.
Le palmier areca, la jungle dans le salon
Le Dypsis lutescens est l'un des champions de l'humidité ambiante. Il transpire beaucoup, ce qui hydrate naturellement l'air d'une pièce où le chauffage central a tout asséché.
Aussi efficace contre xylène et toluène. Demande de la lumière vive indirecte et un substrat qui reste légèrement humide.
Combien en faut-il pour sentir une différence
La règle souvent citée, "une plante dépolluante par 9 m²", reste indicative. En pratique, plus on en a, mieux c'est, mais l'effet est progressif et combiné à une bonne aération de la pièce.
Trois bonnes pratiques :
- Aérer 10 minutes par jour, même en hiver. Aucune plante ne remplace l'aération.
- Multiplier les espèces, chacune capte des COV différents.
- Nettoyer les feuilles régulièrement, c'est par leurs stomates que l'absorption se fait.
Les limites à connaître
Une étude de 2019 a recalculé l'effet réel des plantes en intérieur : il faudrait environ 100 plantes par mètre cube pour égaler l'effet d'un purificateur d'air. Donc on ne remplace pas un purificateur, on complète.
Mais l'effet psychologique et l'augmentation de l'humidité, eux, sont réels et mesurables. Et ça, ça suffit déjà à se sentir mieux chez soi.
Faire son propre mix
Plenova vous aide à choisir : la fiche de chaque espèce du catalogue donne la lumière, l'humidité et la toxicité qui la concernent, de quoi composer une sélection adaptée à votre intérieur.
Et chaque fiche précise si la plante est toxique pour les chats ou les chiens, point souvent oublié quand on choisit "la plus dépolluante".
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